Aujourd'hui, avec plus de 8 jeunes sur 10 qui trouvent un emploi à l'issue de leur formation, l'apprentissage constitue un véritable passeport pour l'emploi, qu'il convient de promouvoir auprès des jeunes. · une exonération de charges pendant un an pour toute embauche supplémentaire d'un jeune en alternance, que ce soit en contrat d'apprentissage ou en professionnalisation, dans les entreprises de moins de 250 salariés ; · une aide à l'embauche d'un montant de 2 000 euros, pour tout contrat de professionnalisation supplémentaire concernant un demandeur d'emploi de plus de 45 ans (cette aide est cumulable avec l'aide déjà versée par Pôle emploi).
La feuille de route fixée par le président de la République est de parvenir à former 800 000 alternants d'ici à 2015.
Des mesures concrètes pour faciliter l'embauche d'alternants ont déjà été annoncées par Xavier Bertrand et Nadine Morano, notamment des aides à l'embauche, et de nouvelles mesures de simplification viennent d'être prises par le Parlement, avec l'adoption le 13 juillet dernier d'une proposition de loi dans ce sens.
Le Gouvernement a décidé de consacrer 500 millions d'euros, issus des investissements d'avenir à la modernisation de son outil de formation. Le Premier ministre a annoncé les quatre premiers projets retenus qui concernent 1500 places d'apprentissage.
> L'alternance, un passeport pour l'emploi des jeunes
Aujourd'hui, le chômage des jeunes recule de manière lente mais régulière (- 7,1 % entre avril 2010 et avril 2011). Si ce recul est encourageant et montre que les efforts commencent à produire leurs effets, cette diminution reste insuffisante.
Or avec plus de 8 jeunes sur 10 qui trouvent un emploi moins d'un an après leur formation, l'apprentissage constitue un véritable passeport pour l'emploi, qu'il convient de promouvoir auprès des jeunes. La formation en alternance est un outil incontournable qui promeut la réussite pour tous et à tous les niveaux de formation, du CAP jusqu'au niveau d'ingénieur.
> Objectifs : 800 000 contrats d'ici à 2015
L'objectif est de passer de 600 000 jeunes en alternance à 800 000 à l'horizon 2015, et à un million à terme.
Pour y parvenir, plusieurs nouveaux décrets ont été pris pour inciter les entreprises à faire appel à la formation en alternance grâce à :
Ces deux mesures ont un effet rétroactif à compter du 1er mars 2011.
Avec l'adoption par le Parlement, le 13 juillet dernier, d'une proposition de loi pour développer l'apprentissage, de nouvelles mesures permettent : l'instauration d'un bonus pour les entreprises de plus de 250 salariés qui dépasseront le quota de 4 % d'alternants, la diminution de la durée d'expérience nécessaire pour être maître d'apprentissage, l'amélioration des fonctionnalités du portail de l'alternance pour permettre à terme la dématérialisation des contrats, la possibilité de signer un contrat en alternance avec deux employeurs saisonniers distincts, ou encore celle de cumuler deux contrats de professionnalisation. Et dès la rentrée prochaine, les jeunes apprentis se verront dotés d'un accès aux mêmes avantages que les étudiants (restauration, hébergement...).
Par ailleurs, parce que l'apprentissage doit être un objectif national partagé, Nadine Morano a signé le 1er juin dernier avec la région Languedoc-Roussillon le premier contrat d'objectifs et de moyens (COM) sur l'apprentissage entre l'État et une collectivité territoriale. Portant sur la période 2011-2015, ce contrat, véritable "modèle d'engagement réciproque État-région avec un euro de la région face à un euro de l'État", vise à atteindre 22 500 apprentis en 2015 dans ce territoire, contre moins de 15 600 aujourd'hui.
Enfin, une nouvelle étape a été franchie avec la signature, entre le Gouvernement et le président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), d'une convention d'objectifs pour le développement de l'apprentissage. Cet engagement va permettre d'accroître la mobilisation des entreprises artisanales, des centres de formation et des développeurs de l'apprentissage, pour atteindre l'objectif ambitieux de former 10 000 jeunes apprentis supplémentaires par an, soit 50 000 apprentis d'ici à 2015.
> Une enveloppe de 500 millions d'euros pour moderniser l'outil de formation
Rendre l'apprentissage attractif pour les jeunes nécessite aussi un investissement massif dans les infrastructures, pour augmenter les capacités d'accueil des centres de formation et développer l'offre d'hébergement. Dans le cadre des investissements d'avenir, 500 millions d'euros sont mobilisés pour moderniser son outil de formation et créer 15 000 places d'hébergement supplémentaires.
Le 23 mai dernier, François Fillon a ainsi annoncé les quatre premiers projets retenus (le BTEC-Biovalley d'Illkirch dans le Bas-Rhin, le Pôle méditerranéen et d'hébergement d'Ajaccio, l'Aerocampus de Lastresne près de Bordeaux et la résidence de jeunes travailleurs de Bordes, dans les Pyrénées-Atlantiques). Ces quatre projets bénéficieront d'une enveloppe de 19 millions d'euros destinés à moderniser près de 700 places d'apprentissage, à en créer 800 autres et à offrir 300 places d'hébergement supplémentaires.
> Changer l'image de l'apprentissage
Le 5 mai dernier, une campagne de communication a été lancée sur l'apprentissage à destination du grand public pour inciter les jeunes et leurs parents à se tourner davantage vers ce type de formation. La campagne encourage les entreprises à s'engager encore plus en faveur de l'emploi des jeunes.
Le Club de l'apprentissage a pour mission de promouvoir la formation professionnalisante et l'alternance auprès des jeunes, de leurs familles et des employeurs. Et pour combattre les réticences vis-à-vis de la formule de l'apprentissage, ce Club favorise les débats d'idées à partir d'expériences professionnelles de ses membres.
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