Soyons dignes, soyons patriotes, soyons Français..”
Nicolas Sarkozy
Richard Mallié

Votre député Richard Mallié, 1er questeur de l'Assemblée Nationale
Richard Mallié   Génocide Arménien et cause arménienne  Commémoration Génocide Arménien 24 avril 1915 - Richard Mallié - Gardanne (2012)
Commémoration Génocide Arménien 24 avril 1915 - Richard Mallié - Gardanne (2012) vidéo 

Discours du Député Richard Mallié à l'occasion de la commémoration du 24 avril 1915 à Gardanne (2012)

Version texte :

Monsieur le Maire,
Mesdames Messieurs les élus,
Mesdames Messieurs les représentants de la communauté arménienne,
Et surtout, surtout, Chers amis,

Je suis toujours très ému de commémorer avec la communauté arménienne le génocide de 1915.

C’est très important pour moi d’être à vos cotés, au coté de la communauté Arménienne, à l’occasion de la commémoration du 24 avril, pour vous dire toute mon amitié et mon indéfectible soutien

Comme le disait Jean Jaurès : « Nous en sommes venus au temps où l'humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d'un peuple assassiné. »

Nous sommes ici rassemblés, car il y a des vérités fortes que nous devons sans cesse soutenir, comme on protège la flamme fragile d’une bougie :

OUI, l'Etat turc s'est toujours efforcé de nier la réalité du Génocide arménien et de se dérober à toute action qui pourrait atténuer les conséquences de 1915.

OUI, pendant plus de 90 ans, l'Etat turc a continué à effacer les traces des crimes commis contre les Arméniens, en détruisant des centaines d'antiques églises arméniennes et de vieux monastères, en démolissant des œuvres d'art culturelles, en récrivant l'histoire.

OUI, n’hésitons pas à le dire, le gouvernement turc actuel reste sur la même idéologie révisionniste que ses prédécesseurs et s'est embarqué sur une politique continue de négation du Génocide arménien.

Il aura fallu plusieurs décennies pour que les massacres, les arrestations arbitraires, les déportations dont les Arméniens ont souffert soient officiellement reconnus par la République française.

Mais la reconnaissance de 2001 n’est pas suffisante, car nous avons pu voir, depuis, des manifestations ou des prises de position publiques niant sans vergogne le génocide.

Un travail reste toujours à réaliser afin de pénaliser le négationnisme de ce génocide.

C’est pourquoi, en 2006, l’Assemblée nationale a examiné une proposition de loi réprimant la contestation du génocide arménien, proposition corédigée par cinq parlementaires de tous bords politiques – les sénateurs Jean-François Picheral et Robert Bret ainsi que les députés Christophe Masse, Roland Blum et moi-même – et cosignée par de nombreux parlementaires.

Après l’adoption de ce texte, en octobre 2006, l’émotion était palpable dans cet hémicycle. Ce jour-là, les parlementaires ont eu l’impression de rendre enfin sa dignité au peuple arménien.

Cependant, l’illusion du devoir accompli l’emporta sur les promesses faites et, depuis cette date, ce texte n’a pas reçu un accueil favorable au Sénat.  J’ai d’ailleurs écrit en ce sens au nouveau Président du Sénat Jean-Pierre BEL, qui ne m’a jamais répondu.

Le 22 décembre 2011, nous avons examiné un texte différent de celui de 2006, plus général, car il transpose une décision européenne permettant de réprimer la contestation d’un génocide.

Dans ce texte déposé par ma collègue Valérie Boyer, et dont je suis évidemment cosignataire, le fait de contester ou de minimiser de façon outrancière l’existence d’un crime de génocide reconnu comme tel par la loi française est constitutif d’une infraction.

L’esprit de cette proposition de loi était à la fois simple et juste : dès lors que notre République aura reconnu un génocide dans la loi, sa négation sera de facto réprimée par notre droit pénal.

Toute personne qui enfreindrait ce principe par des discours, des écrits, des dessins, des affiches ou par voie électronique sera punie d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Vous connaissez malheureusement la suite…

L’assemblée Nationale a adopté notre texte

Le Sénat a adopté notre texte

Malgré les menaces, les insultes d’Etat de Monsieur ERDOGAN

Je rappelle que lors de l'adoption du texte à l'Assemblée, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.

Pourtant, le Parlement Français a adopté

Le Parlement Français, dans ses deux Assemblées, a adopté cette loi.

Nous sommes en Démocratie, en République

Mais… Mais … Certains ont jugé bon de déférer cette loi devant le conseil constitutionnel… au plus grand bonheur de Monsieur Erdogan ! !

Et le Conseil constitutionnel a estimé que la loi pénalisant la négation du génocide de 1915 portait atteinte à la liberté d'expression.

Je dois vous le dire… j’ai pris cette décision comme une gifle dans la figure

Oui, j’ai pris cette décision comme une gifle dans la figure

Bien entendu, l'ambassade turque à Paris a accueilli avec « satisfaction » la censure du Conseil constitutionnel, affirmant que « la vérité historique » ne pouvait être établie « en aucun cas par la loi ».

La communauté arménienne n’a pas été épargnée au cours du xxe siècle et ses descendants, nos compatriotes, continuent de porter les stigmates de cette souffrance.

Alors permettez-moi de vous dire que tant que cette loi ne sera pas définitivement votée, mon devoir de parlementaire ne sera pas entièrement accompli.

Nous avons tous un devoir de responsabilité vis-à-vis de la communauté arménienne.

Suite à cette décision du Conseil Constitutionnel, avec 8 autres députés, j’ai rédigé et déposé une proposition de résolution visant à réaffirmer la lutte contre la contestation de l’existence des génocides.

Cette proposition de résolution, vous pouvez la consulter sur mon site internet, si vous le souhaitez.

Aussi bien à droite qu’à gauche, nous avons pris des engagements pour que la négation du génocide arménien soit pénalement réprimée en France.

Alors, permettez-moi d'honorer avec vous la mémoire de ceux qui ont été exterminés pour la seule raison qu'ils étaient Arméniens et chrétiens.

je le redis ici très clairement et sans nuances : 
j’étais, je suis et je resterai donc contre l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

A l’assemblée, j’ai déposé un amendement au projet de loi de finances, cosigné par plusieurs dizaines de députés, visant à supprimer, je dis bien supprimer, les crédits de préadhésion accordés à la Turquie, estimés à près de – tenez vous bien - 4 milliards d’euros ! Rien que cela !

Vous pouvez contrôler ce je vous dis aujourd’hui, il suffit de vous rendre sur mon site internet. Les vidéos de mes interventions sont consultables en ligne

Vous le savez, vous pouvez compter sur moi pour rester particulièrement vigilant sur ce dossier.

Je suis et je resterai inlassablement et, si vous me le permettez, affectueusement, aux côtés de la communauté arménienne

Merci de votre attention.

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